J'avais envie d'écrire, parce qu'il n'empêche qu'une seule petite virgule arrive à me faire frissonner d'impatience. Quand je vois quelqu'un se délecter de sa lecture, aspirer des mots de l'auteur tellement d'émotions que ses sens ne savent plus ou donner de la tête, j'observe de toutes mes forces, espérant qu'un jour quelqu'un me lira avec autant de plaisir. Ne plus savoir si l'on doit rire ou pleurer, avoir un énorme n½ud à l'estomac, mourir, dormir, stresser, pleurer, souffrir, aimer, sourire, fêter, aller au toilette, conduire, travailler, s'ennuyer, marcher, courir, voler, voyager, s'en aller, nager, se balader, naviguer, cueillir des fruits, manger... plus simplement VIVRE avec les personnages une aventure, s'imprégner de leur histoire, ça nous aide. Pas seulement à découvrir de nouveaux horizons, pas seulement à être transporté par l'histoire pendant quelques chapitres et ne plus y penser en fermant l'ouvrage, non lire c'est apprendre. Apprendre par l'expérience d'autres, apprendre à réfléchir sur la réalité des faits, apprendre à voir clair dans les erreurs des autres et à en tirer des résolutions... Pour moi, lire c'est grandir.
Hey Jude, don't make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.
Hey Jude, don't be afraid.
You were made to go out and get her.
The minute you let her under your skin,
Then you begin to make it better.
Ecrire, c'est offrir aux autres ce dont ils ont besoin pour avancer.
Ecrire c'est permettre aux autres de se remettre en question.
Ecrire, c'est plus efficace qu'apprendre la psychologie.
Ecrire, c'est simple et en même temps, on a toujours du mal à le faire.
Parce que pour écrire bien, il faut écrire sincèrement.
Il faut que chaque mot, chaque point soit bien pensé.
De manière à ce que le lecteur soit transporté, passionné.
Il ne faut qu'à aucun moment il n'ait l'occasion ou la tentation de lever les yeux.
Ecrire c'est comme un discours intimiste, mais en mieux.
Parce qu'il est difficile de faire un discours intime, alors qu'il ne suffit que de quelques assemblages de mots pour parvenir à toucher au point sensible de son lecteur.
Et il n'y a rien de plus jouissif que de voir quelqu'un se délecter de vos mots.
Vraiment, il n'y a rien de mieux.
And anytime you feel the pain, hey Jude, refrain,
Don't carry the world upon your shoulders.
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder.
Hey Jude, don't let me down.
You have found her, now go and get her.
Remember to let her into your heart,
Then you can start to make it better.
On a beau connaître l'histoire de notre livre par c½ur, on a beau avoir travaillé dessus pendant des mois, se demandant parfois si ça tiendrait la route, si ce serait assez bien pour être montré au grand jour. Malgré les doutes, on continue toujours : la persévérance et la patience forment deux alliées de choc d'un bon auteur. On dit bien que le ciment d'une relation est formé des souffrances à travers lesquelles le couple est passé, les souffrances auxquelles les amants ont survécu ensemble. Cette intimité est similaire à celle d'un auteur et son ouvrage.
So let it out and let it in, hey Jude, begin,
You're waiting for someone to perform with.
Si écrire était si simple, tout le monde écrirait.
Si écrire se faisait comme on se brosse les dents, ça se saurait.
And don't you know that it's just you, hey Jude, you'll do,
The movement you need is on your shoulder.
Pour écrire, il ne faut surtout pas avoir peur d'y mettre ses tripes.
Il faut se dévoiler au monde, parfois même dans sa nudité la plus complète.
Pour écrire, il ne faut pas être pudique.
Hey Jude, don't make it bad.
Take a sad song and make it better.
Remember to let her under your skin,
Se plonger dans un livre, c'est se plonger dans la peau de l'auteur.
Sa tête, son c½ur, son corps... Plus rien ne lui appartient.
Then you'll begin to make it
Better better better better better better, oh.
Etre auteur, c'est être pauvre.
Parce qu'être auteur, c'est offrir tout ce qu'on possède aux lecteurs.
Na na na nananana, nannana, hey Jude...
The Beatles.